Mourèze et les pierres qui parlent…

Des pierres aux formes imaginaires ?

Lorsque vous déambulez dans le cirque, vous serez sans doute attirer par des rochers aux formes étranges et familières. Selon votre imagination, vous pourrez voir un animal, un homme, un personnage fantastique, à vous de découvrir ces pierres et de les imaginer. Un petit bonheur pour les enfants qui font travailler leur imagination !

Ces dolomies ont certes étaient érodées par la nature mais il est fort possible que la main de l’homme y soit pour quelque chose sur certains rochers aux formes plus que familières. De plus, la plupart des traces d’occupation de l’homme du néolithique furent découvertes prés de ces roches sculptées. Parmi ces pierres : la tête de mort et ses 7 mètres de haut, le sphinx, la demoiselle, les fées, le lion dressé, le cèpe, Quasimodo, la tortue, le singe, les amoureux, le phallus, les fées, le scorpion, le bison, la sirène, le sourcier…

Il y avait des rochers habitats que les hommes préhistoriques se servaient comme habitation et ensuite les rochers « totémiques » avec une symbolique particulière comme le symbole de la vie et de la mort avec les rochers de la maternité, le phallus et la demoiselle. 

Les rochers portent des noms : le Sphinx, le Gardien, l’Oracle, l’Ours et le Berger, les Hauts Fourneaux, le Cerbère, la Tour du Guetteur, la Tour de la Brèche, la Tour du Poulailler, etc. A vous d’en découvrir d’autres !

Le gardien

Le festival de Mourèze

Le village de Mourèze accueille depuis 14 ans durant l’été un festival de musique dans le cadre magique du parc des Courtinals, un amphithéâtre naturel qui se prête merveilleusement à la musique et à l’art. Durant ces 4 jours de festival fin juillet, le village et son cirque s’animent aux sons des concerts, des pièces de théâtre, des « happenings » des artistes, des expositions, des balades artistiques…

Un festival animé par l’association des Bacchanales de Mourèze et aidé par les collectivités locales et la commune de Mourèze, un association qui a besoin d’aide et de bénévoles chaque année.

Parmi les artistes reçus lors du Festival : Arthur H, Alexis HK, Océan Mémory, les Frères Jacquard, Orly, LO JO, Skeleton band….

Toutes les informations sur le site web du festival

Mourèze et le cirque autrefois

Quelques vieilles cartes postales du village et du cirque…le paysage a bien changé du fait de l’arrêt du pastoralisme et de la disparition des chèvres, de la fin de l’agriculture dans le cirque, de la végétation qui a repris ses droits…

Collection personnelle

Faune et flore du cirque

La faune et la flore : 

Attention le site est protégé, il est interdit de ramasser des végétaux

A la disparition du pastoralisme dans les années 70, la nature a repris ses droits dans le cirque qui d’un paysage lunaire d’avant guerre est passé à un paysage de garrigue méditerranéenne:

On peut voir des pins, thym, bruyère, romarin, lavande, arbousier, genêt d’Espagne, genévrier dont certains sont plus que centenaire,  cyste, buis, chènes vert et chènes kermès…

En ce qui concerne la faune, elle se cache bien, mais au hasard de votre balade, pourquoi pas ne pas tomber sur le scorpion du Languedoc ou la couleuvre de Montpellier (inoffensive), le lézard ocellé, des batraciens, quelques rapaces sur les hauteurs, les cigales…

Le mont Liausson

Le mont Liausson ou Pic Saint Jean :

Il culmine à environ 523 mètres d’altitude et fait la barrière naturelle entre le schiste et la ruffe, entre la vallée du Salagou et le cirque de Mourèze. Il fait 800 mètres de diamètre à sa base.

A son sommet, il reste des vestiges d’un ermitage (accès interdit au public)

Fondation de l’Ermitage de Saint Jean de Liausson en 1254 :

Le premier ermite mentionné dans les textes en 1183 s’appelait Enjalbert. Il vivait dans les grottes. En 1232, Pons du Bosc et Pierre Gontier ont débuté la construction de l’ermitage. Vers 1254, Pierre de Rossel et Beranger de Rostaing (parent de la famille des Guilhem de Gelone), religieux, s’ajoutèrent aux deux premiers fondateurs. L’ermitage va passer à cette date entre les mains des hospitaliers de Nébian. A cette date vivait 4 ermites, 3 prêtres et un laïc Ponce Gazel. Cet ermitage fut d’abord placé sous la protection de l’évêque de Lodève avant de passer aux hospitaliers de Saint Jean de Nébian.

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Le parc des Courtinals

Le parc des Courtinals (courtines, château fort naturel):

Au néolithique, ce lieu était habité par les hommes préhistoriques. On y a trouvé plusieurs haches en silex et des pointes de flèches et des objets rares. De plus certains rochers du cirque auraient été sculptés par l’homme. Ils avaient de l’eau, des abris naturels et de quoi se nourrir. L’endroit était idéal pour s’installer.Autrefois, les bergers qui trouvaient des hachettes polies pensaient qu’elles étaient tombées du ciel et les prenaient pour des cadeaux venus du ciel. Ils les perforaient pour en faire des pendentifs ou bien s’en servait pour faire des battants de cloches pour les troupeaux.De nombreux autres vestiges furent retrouvés dans et autour du cirque. Il fut également retrouvé des pierres figures ou l’on peut distinguer des têtes d’hommes ou d’animaux.

le parc des Courtinals

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Les monuments du village

Découvrez le patrimoine de ce village a travers une balade balisée en bleu au départ du parking principal (durée 45 minutes)

A découvrir :

La fontaine en marbre griotte

Le morceau de table d’autel

L’église Sainte Marie

Les vestiges du château (vue)

Le four banal

Histoire du maquis de Bir Hakeim

La table d’autel  (après la mairie à droite)

On ignore l’origine de cette table d’autel en marbre (VI, VII°siècle ?) réemployée dans la façade de cette maison. Elle peut provenir de l’ancienne église Sainte-Marie-de-Mourèze mais aussi d’autres églises du secteur. Elle n’en constitue pas moins l’un des principaux témoignages de l’art paléochrétien de l’ancien diocèse de Lodève. Sur ce morceau est représenté une couronne de laurier avec à l’intérieur un chrisme, symbole chrétien formé des deux lettres grecques Alpha et Oméga. Ces dernières lettres symbolisent le commencement et la fin de tout, étant la première et la dernière lettre de l’alphabet grec. De part et d’autre du chrisme, il y avait deux groupes de 6 colombes symbolisant les apôtres. Entre chaque colombe, il y a un arbre, sans doute un cyprès (hypothèse), symbole de vie éternelle. La maison date du XIX°, 1821.

Un morceau de table d’autel

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