Mourèze et le cirque autrefois

Quelques vieilles cartes postales du village et du cirque…le paysage a bien changé du fait de l’arrêt du pastoralisme et de la disparition des chèvres, de la fin de l’agriculture dans le cirque, de la végétation qui a repris ses droits…

Collection personnelle

Les monuments du village

Découvrez le patrimoine de ce village a travers une balade balisée en bleu au départ du parking principal (durée 45 minutes)

A découvrir :

La fontaine en marbre griotte

Le morceau de table d’autel

L’église Sainte Marie

Les vestiges du château (vue)

Le four banal

Histoire du maquis de Bir Hakeim

La table d’autel  (après la mairie à droite)

On ignore l’origine de cette table d’autel en marbre (VI, VII°siècle ?) réemployée dans la façade de cette maison. Elle peut provenir de l’ancienne église Sainte-Marie-de-Mourèze mais aussi d’autres églises du secteur. Elle n’en constitue pas moins l’un des principaux témoignages de l’art paléochrétien de l’ancien diocèse de Lodève. Sur ce morceau est représenté une couronne de laurier avec à l’intérieur un chrisme, symbole chrétien formé des deux lettres grecques Alpha et Oméga. Ces dernières lettres symbolisent le commencement et la fin de tout, étant la première et la dernière lettre de l’alphabet grec. De part et d’autre du chrisme, il y avait deux groupes de 6 colombes symbolisant les apôtres. Entre chaque colombe, il y a un arbre, sans doute un cyprès (hypothèse), symbole de vie éternelle. La maison date du XIX°, 1821.

Un morceau de table d’autel

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Le cirque Dolomitique

Un peu de géologie

C’est quoi une pierre dolomitique ?

La dolomie est une roche sédimentaire carbonatée composée d’au moins 50 % de dolomite, c’est-à-dire d’un carbonate double de calcium et de magnésium . La dolomie est donc une roche sédimentaire composée principalement de dolomite (entre 50 et 100 %) et de calcite, qui n’ont pas la même densité, jouant un rôle fondamental dans l’érosion de la roche. Elle n’est pas effervescente à froid avec l’acide chlorhydrique diluée comme le calcaire. Son nom, donné par Nicolas Théodore de Saussure en 1796, vient de l’espèce minérale dominante : la dolomite et, au-delà, au géologue et naturaliste français Déodat Gratet de Dolomieu, qui l’analysa le premier à la fin du 18 eme siècle.

Géologie :

Il y a deux calcaires différents à Mourèze au sens large, la dolomie en bas est un calcaire plus dur au niveau du mont Liausson donc, il y a deux végétations différentes et donc une faune différentes. Cette roche provient des dépôts sédimentaires laissés par la mer, il y a plus de 160 millions d’années. L’érosion est à l’origine de cette forêt de pierres (la plus étendue de France !). Les eaux dissolvent les roches les plus tendres et dégagent les éléments les plus durs et résistants. De l’ère Primaire au Quaternaire, des centaines de roches de toutes origines retracent les grands bouleversements qui ont jalonné l’histoire de notre planète. Le cirque de Mourèze en est un épisode. Des vestiges archéologiques attestent d’une présence humaine à partir de 7.000 av J-C. Le Cirque de Mourèze a autrefois abrité les hommes de la préhistoire (plusieurs oppida et cavernes), puis accueilli les charbonniers et les bergers. Aujourd’hui, l’absence de troupeau laisse la végétation recouvrir le site.

Le cirque de Mourèze est constitué de terrains sédimentaires de l’ère secondaire comme le plateau du Larzac. Les dolomies sont un mélange de carbonate de chaux et de carbonate de magnésium. L’érosion chimique de l’eau s’exerça de manière très irrégulière sur les carbonates donnant ainsi ces formes si particulière que l’on a également retrouvé sur le plateau du Larzac et en voir au chaos dolomitique de Montpellier le Vieux. Les torrents d’eaux ont permis de dégager les parties les plus tendres de la roche permettant de mettre à nu les gros blocs de pierre formant de véritables statues dressées vers le ciel. Le vent joue également un rôle important dans l’érosion. Cette dernière se poursuit encore de nos jours mais l’homme y joua également son rôle. Ses dimensions : 2500 m d’est en ouest et 1500m du nord au sud sur environ 340 ha. Elle est peu effervescente aux acides, plus ou moins friable. Elle provient des vastes dépôts des mers de l’époque secondaire. La dolomie subit l’érosion de l’eau, du vent, du chaud et du froid et la physionomie du cirque évolue chaque année. Certaines pierres sont appelées « roches pédonculaires » car leur base est plus effilée que leur sommet, comme un champignon.

Le gardien

Le singe et son dompteur

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sources : Mourèze ou les pierres qui parlent de Gaston Combarnous, bulletins du GREC, tout numéros

Un peu d’histoire

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A la découverte de l’histoire du village…

Origine du nom :

Selon l’étymologie gauloise, ce nom proviendrait de Mourè, « Lou Mourè » qui signifie en occitan : la tête, le visage par rapport aux diverses roches qui ressemblent à des têtes. Les premières mentions du nom datent du X°siècle avec « Castrum Morecinum ». En 1138, on parle de « Morese ». On nomme les habitants les « mourésins » ou « les mouréziens » ou le surnom des « sauta rocs » (les chêvres).

Généralités :

Superficie : 1344 ha, altitude 200m. La montagne de Mourèze (Mont Liausson) fait 523m à son point le plus haut. Sur 8km, de gigantesques colonnes de calcaire (dolomites) partent à l’assaut du ciel dans un gigantesque amphithéâtre de 350 ha. La commune était très boisée, en 1836, 546 ha sur un total de 1324 ha.

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Le chemin des charbonniers

Le chemin des charbonniers :

Cette activité existe dans la vallée du Salagou et à Mourèze depuis au moins le XVIII°siècle.

L’unique piste du cirque a été tracée par les chariots des charbonniers italiens qui transportaient à pied leur charbon de bois depuis le bas du Mont Liausson à la route. Des sacs en toiles de jute étaient remplis de charbon de bois, descendus sur des traineaux à mains d’hommes avant d’être posés sur des charrettes pour être vendu en ville ou sur place.

Pour obtenir 1000 kg de charbon de bois il fallait environ 5000 kg de bois. C’était un combustible intéressant car il ne dégageait pas de fumée, était plus léger que le bois donc plus facile à transporter. Les charbonnières fonctionnèrent encore durant la seconde guerre pour faire fonctionner les voitures au gazogène. Les charbonniers vivaient au village mais durant la combustion, ils restaient sur place pour surveiller.

La meule ronde en forme de demi-sphère se composait de buches de 40 à 80 cm de long. Une fois bien rangées, les buches étaient recouvertes de terres afin que la combustion se fasse lentement et sans flamme. Une cheminée centrale évacuait les fumées. 8 à 10 jours étaient nécessaires pour une combustion complète.

Il reste encore quelques traces de charbonnieres dans les alentours du village

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